La Gazette du Café des parents -sept-2020

 

Nos ateliers de parents à l'éducation respectueuse

Les demandes des parents qui viennent à ces ateliers  sont diverses. Certains viennent simplement pour apprendre à écouter leurs enfants, attirés par le titre de nos ateliers. D’autres sont confrontés à des comportements, de leurs enfants ou adolescents, qu’ils déplorent et finissent par leur poser problème, par les inquiéter ou par les agacer.

 

Les problèmes de comportements des enfants :

Ce peut être :

Un enfant qui provoque,

Un ado accro aux jeux vidéo,

Des perpétuelles bagarres entre frères et sœurs,

Un ado renfermé sur lui-même et qui ne parle pas,

 

Un enfant qui râle toute la journée,

Un enfant qui n’écoute rien, ni à la maison, ni à l’école,

Un enfant qui ne travaille pas à l’école.

Un ado qui est démotivé…

 

Les difficultés des parents :

Une mère dit son mal à gérer les cris, les colères.

Une autre a l’impression de devoir être trop sévère.

Un parent dit crier tout le temps.

Un autre se sent impuissant devant des attitudes de repli d’un ado.

Un autre a l’impression de devoir toujours marchander.

Un parent ne comprend plus son enfant depuis qu’il est entré dans l’adolescence.

 

Deux ateliers sont possibles :

  1. « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent » : un atelier réservé aux parents d’enfants de moins de 12 ans
  2. « Atelier de parents d’ados » : à destination des parents d’adolescents

Ces ateliers se déroulent en groupes ;

 

Les trucs et astuces expérimentés par les parents venus suivre le premier atelier :

  • J’ai appris à dire « je n’aime pas ton comportement, je m‘attends à ce que… »
  • Je laisse des silences, je ne donne pas trop d’explications ou de conseils.
  • j’accueille les sentiments de mes enfants, même négatifs.
  • Quand un des enfants a un geste ou une attitude agressive, je lui demande de dire « pardon » ou de réparer (comme donner un autre jouet à l’enfant auquel il a pris un objet, si l’autre enfant est d’accord) plutôt que punir.
  • Je verbalise mes sentiments : « je suis fatiguée aujourd’hui », « je n’aime pas que mon salon soit en désordre ».
  • Je donne le choix à mon enfant pour favoriser son estime de lui-même et son autonomie.
  • Quand ma fille ne veut pas s’habiller par exemple, j’essaye de le faire passer par le jeu, je cache ses vêtements et je lui dis en un mot « chaussettes, slip… »
  • Je félicite mon enfant quand il entreprend une nouvelle chose pour favoriser son autonomie.
  • Je remplace la punition par la réparation
  • Quand mon enfant crie et s’énerve, avant je criais pour qu’il m’écoute mais maintenant je prends le temps de m’asseoir pour l’écouter.
  • Je colle les images données dans l’atelier dans les pièces principales de la maison pour ne pas baisser les bras
  • Mon fils a fait une bêtise, pour la réparer, je lui ai demandé de la raconter par écrit. Il l’a faite avec réticence mais au final, cette rédaction m’a plu car il y a décrit ses sentiments et cela m’a émue car j’ai découvert une partie de lui.
  • Travailler plus sur ce que ressent l’enfant, moins m’énerver avec eux.
  • J’écoute et je communique avec les enfants en restant calme.

 

Trucs et astuces repérés par les parents d’adolescents :

  • au lieu de répondre à la minute quand mon ado me demande de sortir, je diffère ma réponse pour prendre le temps de la réflexion
  • depuis que je comprends ce qu’est un ado, je suis plus indulgent et je m’énerve moins pour éviter que la pression ne monte
  • j’ai appris que l’autonomie doit être progressive
  • j’ai appris à poser mon autorité sans m’énerver
  • quand mon ado s’énerve, je calme d’abord les choses, quitte à différer le débat au lieu de m’énerver à mon tour…

 

Les bénéfices cités par les parents :

Les parents se disent ravis d’avoir eu à réfléchir sur la nature de leurs échanges avec leurs enfants ou adolescents, sur leur mode de communication, découvrant ainsi que mettre les formes et trouver les mots justes dans les échanges, c’est important pour leurs enfants.

La majorité des parents qui ont suivi nos ateliers en ont tiré une meilleure estime d’eux-mêmes :

« J’ai tendance à moins crier à la maison ».

« Ça nous rend critique par rapport à ce qu’on fait ».

« Je me sens reboostée quand je sors ».

« J’ai le sentiment d’avoir eu des pistes ».

« Je suis contente, ça m’a donné de l’espoir, j’ai pu faire un travail sur moi ».

« Quand je sors, je suis apaisée, ça a des effets immédiats, malheureusement le caractère revient et je m’en veux »… « C’est comme si on faisait une thérapie ».

« Quand ça crie moins, à la maison il y a moins de problèmes ».

« J’ai surtout appris à me poser les bonnes questions avant d’agir et appris à mieux me comporter avec ma fille ».

« C’est tellement réconfortant de voir qu’on n’est pas seul à avoir des problèmes et qu’on n’est pas mauvais parent pour autant ».

 

Sur le plan pratique :

Atelier « parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent :

  • lundi après-midi de 13h30 à 16h
  • mercredi matin de 9h30 à 12h

Les séances sont espacées de 15 jours au moins afin de permettre aux parents de s’approprier la méthode.

Tarif : 13€, paiement qui correspond à l’acquisition pour les parents d'un cahier pédagogique. Les ateliers sont ouverts aux parents mais aussi aux grands-parents.

Notre atelier de parents d’ADOS se déroule les mercredis de 18h à 20h30.

Tarif : 13€, paiement qui correspond à l’acquisition pour les parents d'un cahier pédagogique.

Pour ces deux ateliers nous travaillons avec les parents à partir des exemples qu’ils apportent et fréquemment sous forme de jeux de rôles.


Nos ateliers signe avec moi 

Vous êtes parent d’un bébé, qui ne parle pas encore, vous souhaitez vivre une belle expérience d’échanges et de communication avec lui et d’autres parents, nous vous invitons à vous inscrire à notre atelier « Signe avec moi ».

Ce n’est pas parce qu’un enfant ne parle pas encore qu’il n’a rien à dire ! Très tôt les bébés imitent naturellement nos gestes ils font « au revoir », « bravo, « les marionnettes » bien avant de pouvoir prononcer ces mots.

Pourquoi ne pas apprendre à utiliser avec eux quelques signes d’une langue gestuelle ? Ils pourraient ainsi échanger, exprimer leurs besoins (la soif, la faim…) mais aussi leurs émotions. Les parents pourraient alors gérer plus harmonieusement les moments de pleurs ou de colère. Cette utilisation des signes contribue à augmenter l’estime que l’enfant se porte, il se sent compris, écouté et donc important. Utiliser les signes c’est enrichir les échanges entre adultes et enfants, favoriser le dialogue et ainsi accompagner toute la phase d’acquisition du langage.

Nous ouvrons un prochain atelier qui démarre en novembre, il reste quelques places, si vous êtes concerné ( e) , n’hésitez pas !